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Publié par jean claude Dosseto/Naturopathe Nutritionniste

Œstrogène progestérone et le syndrome prémenstruel

            Œstrogène progestérone et le syndrome prémenstruel

 

la compréhension complète du cycle menstruel nous échappe encore, la nature est plus complexe que nous ne pouvons l'imaginer, je vais tenter de vous expliquer le phénomène.

Si nous commençons au moment de l 'écoulement de flux sanguin mensuel, nous avons l'utérus, depuis la puberté jusqu'à la ménopause, prépare un revêtement intérieur spécialement épaissi et rempli de sang en vue d'une grossesse éventuelle ; si cette grossesse ne survient pas ce revêtement est éliminé.

Nous savons aussi que cette préparation et cette élimination se font à des intervalles d'un mois environ.

Nous savons que ce cycle utérin est sous le contrôle d'hormones sécrétées par les ovaires, notamment les œstrogènes et la progestérone.

 

Les œstrogènes dominent dans la première semaine environ après les règles, et sont à l'origine de la prolifération de l'endomètre pendant que les follicules ovariens déclenchent le développement d'un ovule pour l'amener à maturité.

 

De plus les œstrogènes sont à l'origine d'une prolifération de la muqueuse vaginale et des sécrétions de mucus la rendant plus tolérante à la pénétration pendant l'activité sexuelle, et d'une sécrétion accrue des glandes du col de l'utérus. Les œstrogènes sont responsables des modification qui ont lieu chez les jeunes filles à la puberté, c'est à dire à la croissance et le développement du vagin, de l'utérus, des trompes de Fallope, la croissance des seins .

 

Les œstrogènes contribuent à la formation des contours féminins et à la maturation du squelette.

Ils sont responsables de la croissance des poils axillaires et pubiens et de la pigmentation des aréoles et des mamelons.

 

Environs douze jours après le début des règles, le niveau croissant d’œstrogènes arrive à son maximum puis diminue des que le follicule arrive a maturation et juste avant l'ovulation, après quoi le follicule devient corps jaune qui est le site de production de la progestérone, qui va dominer dans la deuxième moitié du cycle menstruel, atteignant son pic de production de 20mg environ par jour.

La production de progestérone pendant la deuxième phase du cycle est à l'origine du développement de l'endomètre sécrétoire, c'est à dire qu' il est davantage rempli de sang en vue d'une éventuelle fécondation.

L'augmentation de la progestérone au moment de l'ovulation a aussi un effet thermogène, entraînant une augmentation de la température corporelle d'un degrés, cet événement est utilisé pour déterminer le moment de l'ovulation.

 

Si il n'y a pas de grossesse dans les 10 -12 jours après celui-ci les niveaux d’œstrogène et de progestérone tombent brusquement, entraînent la perte de la paroi sécrétoire de l'endomètre, autrement dit les règles, et le cycle recommence à nouveau, si il y a grossesse, la production de progestérone augmente et cette perte de l'endomètre est empêchée, préservant ainsi l'embryon en développement.

 

Au fur et à mesure que la grossesse avance, le placenta produit la progestérone à la place du corps jaune et les quantités augmentent progressivement pendant le premier trimestre.

 

Ainsi, les augmentations et les baisses d’œstrogène et progestérone tout au long du mois expliquent les événements de la menstruation, ce qui détermine et contrôle ce mouvements cyclique de ces deux hormones produites par les gonades sont deux hormones gonadotropes sécrétées par l'hypophyse, la gonadotropines A ou LH et la gonadotropines B ou FSH , ces deux hormones incite les ovaires à fabriquer des œstrogènes qui augmentent et atteint son pic au moment de l'ovulation puis diminue considérablement dès que le corps jaune produit de la progestérone.

 

Pour des raisons que la médecine n'explique pas, une bonne proportion de femmes entre 30 et 40 ans voir plus tôt, et longtemps avant la ménopause proprement die n'ovule pas à chaque cycle menstruel, hors sans ovulation il n'y a pas de corps jaune et donc pas de production de progestérone.

 

Plusieurs problèmes peuvent en résulter, l'un d'eux concerne la présence tout au long du mois d’œstrogène non contrebalancés par la progestérone avec tous les effets secondaire entraînant le syndrome prémenstruel, le manque de progestérone qui s'ensuit gène la production de corticostéroïdes produites par les glandes surrénales qui permettent de répondre au stress entre autre , ainsi les effets du stress sont augmentés, qui prédispose à des cycles sans ovulation, c'est un cercle vicieux.

 

Les glandes surrénales contrôlent la production hormonales des ovaires par la dha, si les glandes surrénales sont épuisées la production de dha peut alors ne peut être insuffisante.

De plus les glandes surrénales ont un lien direct avec la glande hypophyse qui est aussi responsables de productions hormonales des ovaires par la FSH, une congestion au niveau de la partie ORL aura un impact sur la production de ses hormones.

 

(En cas de stress chronique, la conversion Cholestérol > Cortisol > augmentation du nombre de récepteurs à la noradrénaline et activation de l'adrénaline dominera, entraînant une réduction de la production des hormones sexuelles, une diminution  de l'immunité et une élévation du risque de cancer.)

 Manifestations reliées au syndrome prémenstruel.

 

Le SPM semble parfois difficile à définir par les professionnels de la santé, puisqu’il varie énormément d’une femme à l’autre quant aux manifestations et à l’intensité de ceux-ci. De plus, certains facteurs peuvent augmenter ou diminuer les effets du syndrome, tels que le stress, le manque de sommeil, la consommation d’alcool et de caféine, la cigarette et le manque d’activité physique.

Les malaises physiques les plus souvent mentionnés sont :

  • Bouffées de chaleur

  • Constipation ou diarrhée

  • Maux de dos

  • Aggravation des allergies

  • Fatigue prononcée

  • Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)

  • Maux de tête ou migraines

  • Modifications du désir sexuel

  • Problèmes cutanés comme l’acné et des démangeaisons

  • Perturbations de l’appétit (incluant envies de sucre, sel ou gras)

  • Crampes abdominales (en raison de spasmes de l’utérus)

  • Douleurs musculaires (souvent au bas du dos et dans les jambes)

  • Rétention d’eau causant une sensation de gonflement du bas-ventre et un gain de poids

  • Sensibilité des seins ou renflement de ceux-ci

  • Aggravation de problèmes de santé déjà existants

Les malaises psychologiques les plus souvent rencontrés sont :

  • Irritabilité et/ou agressivité

  • État dépressif accompagné de crises de larmes ou d’un sentiment d’incompréhension

  • Anxiété sans raison particulière

  • Manque d’énergie et de motivation

  • Difficulté de concentration

  • Humeur changeante

  • Difficulté à se concentrer

  • Trous de mémoire

 

(la progestérone est un élément clé par son rôle de précurseur des stéroïdes surrénalien, de la testostérone et des œstrogènes.)

 

le métabolisme et des hormones stéroïdes est un processus continuel qui à lieu dans le foie.

La progestérone , en plus de ses propres effets hormonaux intrinsèques est un acteur principal de la biosynthèse de toutes ces hormones, je précise que l’équivalent synthétiques qui sont produits par l'industrie pharmaceutique sont porteuse d'effets secondaire indésirables et affaiblissent les glandes dans leurs production naturelle.

 

En résumer le syndrome prémenstruel peut avoir comme origine le manque de production de progestérone, un épuisement des glandes surrénales, si le foie est surchargé, fatigué, alors le mécanisme d’élimination se fera mal et au ralenti qui est souvent la cause de migraine. Le métabolisme des œstrogènes s’élimine par les voies métaboliques du foie Phase I (hydroxylation) et phase II (methylation et glucoronidation).

Dans l’étape d’hydroxylation, il y a de bons métabolites (2-hydroxyestrone/ 2-OH) et des moins bons (16x-OH ou 4-OH).

Le métabolite 2-OH est le bon œstrogène parce qu’il a une activité œstrogénique faible, contrairement aux métabolites 16x-OH et 4-OH qui ont une activité œstrogénique persistante qui peut promouvoir la croissance de tissus malsains.

En réalité une femme qui métabolise les œstrogènes via le métabolite 16x-OH a un risque plus élevé de développer un cancer du sein.

De plus, l’équilibre de la flore intestinale est aussi important dans la détoxification des œstrogènes, car ils seront excrétés par les selles. Si la flore intestinale est déséquilibrée, certaines bactéries pourraient empêcher l’excrétion des œstrogènes causant un surplus de ceux-ci.

Un foie et un intestin en santé sont primordiaux pour éviter des symptômes prémenstruels.

 

Jean Claude Dosseto
Naturopathe / Nutritionniste / phytothérapeute 
Micro-Nutrition/ Hormono-Nutrition
Oncologie intégrative
13008 Marseille
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