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Publié par jean claude Dosseto/Naturopathe Nutritionniste

Ami(es) de la santé naturelle bonjour, aujourd'hui je vous partage cet article, avant de rentrer dans le détails sur les émotions, voici la base sur qu'est ce qu'une émotion, les comprendre, leurs utilités, et comment physiologiquement notre corps les gères.

 

Je vous souhaite une bonne lecture;)

 

Lorsque nous sommes heureux, tristes, en colère ou anxieux, nous savons très bien pourquoi nous le sommes.

Quelle que soit l’émotion qui nous agite, nous en connaissons les raisons et en

général nous savons très bien à cause de qui ou de quoi nous sommes habités par le doute, par la colère, par le refus, ou par le stress.

Maintenant il y a une autre question que l’on se pose rarement et qui est la suivante:

« Comment est-ce que je sais que je me sens bien, déçu, stressé ou déprimé ? Comment fais-je la différence entre une émotion de doute, de colère, de peur ou d’anxiété ? »

Il ne s’agit pas ici de découvrir le pourquoi ou les causes à l’origine de mon trouble.

Ce qui importe c’est de savoir comment je sais que je ressens telle ou telle émotion. La question peut paraître troublante car elle est inhabituelle, mais elle mérite

réflexion car c’est à partir des réponses à cette enquête que nous parviendrons ensuite à traverser nos émotions désagréables.

Le corps est le support de nos émotions

 

Comprendre ses émotions

Nous ne sommes pas de purs esprits et tout ce que nous pouvons ressentir passe d’abord par notre corps. Quelle que soit l’émotion qui nous agite, nous le savons parce que notre corps nous l’indique à sa manière. On sait qu’on est heureux parce qu’on ressent une sensation agréable dans un ou plusieurs endroits du corps. Selon les personnes, c’est une sensation de plénitude ou de détente dans l’estomac, un léger picotement dans les pieds ou un frisson sur les avant-bras.

 

D’autres se déclarent heureux quand ils se sentent légers, qu’une sensation leur

emplit la poitrine, ou qu’ils ressentent un bien-être dénouer tout leur corps. Les symptômes ne sont pas les mêmes pour tout le monde et une même émotion peut, selon les personnes, donner lieu à n’importe quelle sensation dans n’importe quelle partie du corps.

Chacun d’entre nous a sa manière personnelle de ressentir une émotion.

Beaucoup d’entre nous sauront qu’ils ont peur en sentant leurs jambes flageoler ou en ayant une pressante et subite envie d’aller aux toilettes.

D’autres reconnaîtront leur peur en se sentant pousser des ailes dans le dos…

Une émotion de colère ne peut pas exister sans que notre corps se contracte et se crispe.

Nous serrons les poings, les sourcils, les mâchoires. Notre respiration s’accélère, notre coeur bat plus vite et en même temps nous avons envie de faire disparaître (plus ou moins radicalement) ce qui nous dérange, ce qui nous agace ou ce qui nous menace ; il suffit de regarder un film d’action pour observer combien nous nous crispons facilement dès que le héros se bagarre.

D’une autre manière, le découragement, l’abattement ou la déprime ne peuvent pas exister sans que l’on ressente une certaine impression de lassitude, de dégoût ou d’épuisement.

Nous sommes un système complexe dans lequel notre corps influence nos pensées et où nos pensées influencent notre corps.

Lorsque je suis fatigué, grippé ou si j’ai une grosse indigestion, mon moral, mes pensées et mes émotions ne seront guère positifs. On dira alors que c’est mon corps qui influence mes pensées.

L’inverse est également vrai. Quand on est amoureux, on se sent en pleine forme et plein de vie.

Si j’apprends une très bonne nouvelle, et même si je suis au fond de mon lit, je vais subitement me sentir beaucoup mieux.

Les exemples de ce genre sont multiples et apportent tous la preuve que la pensée influence le corps.

 

À quoi servent les émotions ?

Les émotions et particulièrement celles de l’excitation, de la colère, de la peur ou du stress correspondent à un réflexe naturel qui permet à n’importe quel être vivant, homme ou animal, de devenir momentanément plus fort ou plus rapide que ce qui

le met en danger. Ce genre d’émotion oblige l’organisme à fournir un supplément d’énergie pour triompher de l’adversité, pour mieux se défendre, ou pour fuir plus vite lorsque nous estimons qu’il n’y a plus rien d’autre à faire. Lorsqu’il se sent menacé,

notre corps utilise deux systèmes de défense – l’un rapide et bref, l’autre lent et prolongé .

La réponse rapide et brève est de l’ordre du réflexe.

En cas d’alerte, lorsque nous nous sentons agressés, menacés ou en danger, notre corps puise dans ses réserves un surcroît d’énergie physique pour faire face efficacement à la situation. Face à la menace ou au danger, on devient subitement

plus fort ou plus rapide.

Mais cette source d’énergie s’épuise très vite.

La réponse lente et prolongée : lorsque la réponse rapide n’a pas suffi à éradiquer le danger, notre organisme met en route un deuxième type de réponse afin de pouvoir continuer le combat.

Si la première réponse était une guerre éclair, cette seconde réponse correspond à une guerre d’usure.

Sa mission consiste à apporter du renfort et de nouvelles munitions à l’organisme pour que nous puissions continuer à nous défendre contre ce qui nous agresse ou ce qui nous met en danger.

C’est à cause de cette réponse lente que les émotions de longue durée comme l’anxiété, l’angoisse, la rancune, ou les phobies peuvent finir par exister.

 

Tout part du cerveau, Thomas nous la déjà expliqué mais je reviens plus en détails.

Que le système de défense soit rapide ou lent, tout est coordonné par le cerveau. C’est de lui que partent les ordres et c’est là qu’arrivent toutes les informations qui vont permettre à notre organisme de s’adapter aux diverses émotions auxquelles nous pouvons être confrontés.

 

L’hypothalamus

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la partie de notre cerveau qui contrôle et régularise nos émotions est une petite glande qui se trouve au centre du cerveau et qui s’appelle l’hypothalamus :

L’hypothalamus est en relation directe avec le système limbique qui est le siège de nos émotions.

Il est aussi en relation avec le cortex qui est le siège de nos pensées.

En se reportant au schéma ci-dessous, on voit que l’hypothalamus est idéalement placé pour communiquer avec ses deux principaux moyens de défense que sont le système nerveux et le système hormonal.

Pour communiquer avec le système nerveux l’hypothalamus occupe une place idéale au sommet de la moelle épinière afin de contrôler et commander tous nos muscles.

L’hypothalamus dirige également le système glandulaire ou hormonal (grâce à l’hypophyse qui se trouve à son extrémité).

Cette petite glande qui n’est guère plus grosse qu’une bille joue un rôle essentiel pour mesurer, doser et corriger la composition de notre sang en fonction des besoins.

 

 

 

Émotions et système nerveux

 

Notre système nerveux est un vaste réseau électrique dans lequel

circule de l’information qui va et qui vient entre le cerveau et n’importe quelle autre partie du corps.

Notre système nerveux est triple et comprend :

le système nerveux central ; Le système nerveux périphérique ; Le système nerveux autonome.

 

Le système nerveux central

Ce premier système qui est le plus important correspond au cerveau et à la moelle épinière. C’est de là que partent tous les ordres et c’est là qu’arrivent toutes les informations.

Ce système est en quelque sorte l’autoroute principale de l’information nerveuse (et émotionnelle) dans notre corps.

 

Le système nerveux périphérique.

les nerfs qui partent du cerveau et de la moelle épinière. Ce système sert à faire fonctionner nos muscles et nos organes et à obtenir de leurs nouvelles pour savoir comment ils vont.

 

Le système nerveux autonome

Après le système nerveux central qui représente le poste de commandement et le système nerveux périphérique qui est en quelque sorte le réseau routier de l’information nerveuse, le système nerveux autonome est chargé de la régulation et de la coordination des fonctions vitales de l’organisme.

C’est lui qui s’occupe de tout ce qui fonctionne dans notre corps sans que nous nous en rendions compte (rythme cardiaque, respiration, digestion, etc.)

Ce système nerveux autonome est un peu plus complexe que les autres. Il est formé du système orthosympathique et du système parasympathique qui servent tous les deux à réguler le stress et les émotions.

 

Le système orthosympathique accélère les mécanismes de notre corps pour le rendre plus rapide et plus fort. C’est lui qui intervient pour stimuler l’ensemble de nos organes lorsqu’il faut réagir très vite en face d’un danger ou d’une menace.

 

Le système parasympathique ralentit les réactions exagérées du corps. Il calme et apaise les réactions émotionnelles.

Nous verrons la semaine prochaine comment mettre volontairement ce système en route pour calmer ou éliminer le stress de nos émotions désagréables.

 

En résumé on peut dire que si l’on compare notre corps à une voiture, le système orthosympathique en est l’accélérateur et le parasympathique correspond au frein.

 

Le système orthosympathique ou sympathique.

À l’intérieur du système nerveux autonome, le système orthosympathique est un véritable signal d’alarme ultrasensible qui se déclenche à la moindre menace. Dans ce genre de situation il réagit pour ainsi dire instantanément en améliorant nos capacités physiques pour que nous puissions mieux nous défendre ou pour fuir plus rapidement ;

Dès que nous nous sentons menacé, la respiration s’accélère et la pupille se dilate (pour mieux voir le danger). Le coeur bat plus vite, la tension augmente, certains vaisseaux se dilatent pour diriger en priorité le flux sanguin vers les muscles et le

cerveau – c’est à cause de cela que nous rougissons lorsque nous sommes gêné ou en colère.

En cas de menace, on note une augmentation du tonus musculaire grâce à une élévation presque instantanée du taux de sucre dans le sang.

Dans le même temps les petites artères qui conduisent le sang vers la peau se contractent. La composition du sang se modifie afin de laisser le moins de sang possible s’échapper en cas de blessure, c’est pour cette raison qu’on devient parfois très pâle quand on est sous l’emprise d’une grande émotion.

Toujours par souci d’économie maximale, les fonctions digestives ralentissent ou s’arrêtent complètement.

Tous ces changements n’ont qu’un seul but : devenir plus fort et plus rapide pour survivre au danger qui s’annonce.

Le plus extraordinaire, c’est que tout ce que nous venons de décrire se fait pour ainsi dire en une fraction de seconde !

Lorsque j’ai peur, c’est le système orthosympathique qui fait battre mon coeur plus vite et plus fort afin d’être prêt à toute éventualité. Mais lorsque le danger est passé et que je respire un grand coup, je mets (inconsciemment) en route le système parasympathique qui va immédiatement ralentir mon rythme cardiaque et ma pression sanguine pour me faire retrouver mon calme.

 

Le système parasympathique

Cette deuxième partie du système nerveux autonome a des effets exactement inverses à ceux du précédent. Au lieu de bander nos forces et notre esprit, le système parasympathique apporte apaisement et détente. Il ralentit le rythme cardiaque et régularise la circulation sanguine en contractant les vaisseaux trop dilatés et en dilatant ceux qui étaient trop contractés.

Il calme la respiration et réorganise le flux sanguin qui était envoyé en priorité vers les muscles et le cerveau. Il rétablit également le fonctionnement normal des fonctions qui avaient été suspendues durant le danger (digestion, élimination,etc.).

 

 

Voila les Ami(es) j'espères qu'avec cette explication vous comprendrez que nos émotions ont un impact très important sur notre physiologie, ces prochains jours nous parlerons des émotions et leurs hormones.

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