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Publié par jean claude Dosseto/Naturopathe Nutritionniste

La “World Allergy Organization” (WAO), une organisation internationale présente dans une centaine de pays autour du globe, a écrit en 2011 un livret(1) qui nous ouvre les yeux sur les allergies :

  • Au niveau mondial, les allergies touchent entre 30% et 40% de la population ;
  • L’organisation estime que de 220 à 520 millions de personnes souffrent d’allergies alimentaires ;
  • En Europe, un enfant sur quatre souffre d’allergies ;
  • Les maladies allergiques majeures (rhinite allergique, l’asthme, les allergies alimentaires) sont des problèmes chroniques qui ont un coût majeur pour l’individu et la société entière (arrêts de travail, absences scolaires, etc).

A part les anti-histaminiques et les corticostéroïdes, y a-t-il des approches naturelles et durables dans le temps ? Existe-t-il des approches qui s’attaquent au fond du problème, à la source, tout en apportant un soulagement symptomatique ?

Je vous donne mes réponses dans cet article. La première partie établit la toile de fond, et il est important de la lire et de la comprendre. La deuxième partie apporte bien évidemment des solutions qui s’alignent sur cette toile.

Avant de commencer, assurez-vous que la boite de mouchoirs soit près du clavier…


Qu’est-ce qu’une allergie ?

Traitement des allergies

Une allergie est une réaction anormale de notre système immunitaire qui s’attaque à une substance inoffensive de notre environnement.

Le système immunitaire a d’excellentes raisons de s’en prendre aux virus et aux bactéries qui pénètrent notre corps. Mais pourquoi s’en prendrait-il à un grain de pollen ? A une squame de chat ? Nous évoquerons les explications les plus probables plus bas.

Les allergènes externes les plus courants sont : les pollens, les squames d’animaux, la poussière, les moisissures.

Les allergènes ingérés les plus courants sont les médicaments, certaines substances alimentaires comme le gluten des céréales, la caséine du lait, les protéines des oeufs, des cacahuètes ou des fruits de mer.

Ces allergènes déclenchent une série de symptômes inflammatoires qui peuvent affecter le nez (bouché, qui coule, qui démange), la gorge (qui démange, qui picote), les yeux (rouges, qui démangent), les bronches (toux, resserrement respiratoire, difficulté à respirer), la peau (urticaire, eczéma), le système digestif (crampes, diarrhées, vomissements).

Les symptômes peuvent apparaître très rapidement après exposition à l’allergène (quelques minutes), ou peuvent apparaître quelques jours plus tard.


Excès du système immunitaire

D’un point de vue constitutionnel, nous pouvons donc considérer l’allergie (ainsi que toute maladie auto-immune) comme un excès du système immunitaire, qui fait du zèle en s’attaquant à des intrus qui ne posent aucun danger pour notre santé. Le système immunitaire est trop “chaud” en terme énergétique, trop réactif.

D’un point de vue physiologique, on doit se pencher sur l’action des lymphocytes T pour comprendre cette sur-réactivité. Le lymphocyte est un type de globule blanc qui joue un grand rôle dans la réponse immunitaire. Il possède des récepteurs sur sa surface externe capable de reconaître des pathogènes. Mais il peut aussi reconnaître des allergènes lors de la réponse allergique, ainsi que nos propres tissus lors d’une réaction autoimmune.

Ces lymphocytes peuvent être divisés en 2 classes : les Th1 et les Th2(2). Les Th1 ont la charge de détruire les parasites intracellulaires. Les Th2 sont responsables de la production d’immunoglobuline E (IgE) et de la dégranulation des oesinophiles, phénomènes directement impliqués dans la réponse inflammatoire de l’allergie. En théorie, ces deux fractions (Th1 et Th2) sont produites d’une manière équilibrée.

De nombreux chercheurs considèrent aujourd’hui que l’allergie est due à un excès de Th2 au profit des Th1. Cet excès se traduit par surproduction d’IgE après inhalation, ingestion ou contact avec un allergène(3). C’est une situation que l’on appelle l’atopie.

On retrouve donc cette notion d’excès, de suractivité d’une partie du système immunitaire au travers de cette explication.

Pourquoi cet excès ?

Les causes les plus probables sont les suivantes.

1. Inflammation intestinale

Vous êtes peut-être un peu fatigué d’entendre les naturopathes rabâcher qu’une mauvaise digestion est un déclencheur de déséquilibres multiples. Je vais hélas en rajouter une couche.

Je m’en remets une fois de plus à Jean Seignalet qui nous donne une excellente description du lien digestion-système immunitaire dans son incontournable “L’alimentation ou la troisième médecine“. Seignalet nous dit ceci :

  • Certains aliments sont apparus très tard sur l’échelle de l’évolution de l’être humain (céréales et produits laitiers en particulier) faisant que nous n’avons pas développé d’enzymes digestives parfaitement adaptées à leur dégradation ;
  • Les protéines de ces aliments ne sont donc que partiellement dégradées en acides aminés ;
  • Certains fragments de protéines (des peptides) arrivent à pénétrer au travers de la paroi de l’intestin grêle, en quantité faible mais non négligeable ;
  • Ces peptides, qui n’ont en principe pas lieu d’être en circulation sanguine, sont identifiés par le système immunitaire qui déclenche un processus d’inflammation. Ce concept de “charge sanguine” en allergènes sera repris plus bas lorsque nous parlerons du foie.

Traitement des allergies

A cause de ces allergènes alimentaires, le système immunitaire est donc constamment excité et stimulé.

Vous vous posez peut être la question suivante : pourquoi le corps s’en prend-t-il à des molécules alimentaires inoffensives ? S’attaque-t-on ici au coeur du problème ?

C’est l’un des débats actuels. Certains pensent que si la personne était en parfait état d’équilibre, le corps ne s’en prendrait pas à ces peptides provenant des céréales, du lait, des oeufs pour certains, etc.

En ce qui me concerne, je trouve l’explication de l’évolution humaine donnée par Seignalet et les autres partisans des régimes ancestraux tout à fait logique. De plus, le concept de perméabilité intestinale est bien établi aujourd’hui. Nous savons que de multiples déclencheurs augmentent la perméabilité du grêle (le stress est un facteur parmi d’autres – voir par exemple une étude(4) sur les militaires en situation de combat). Cette perméabilité est problématique car elle augmente l’état d’excitation du système immunitaire.

Mais je vous dirais aussi que le débat n’est pas clos. Nous en apprenons un peu plus tous les jours, les recherches sur les intolérances alimentaires continuent. C’est certainement un domaine de connaissance qui va évoluer dans les prochaines années. Le tout est de rester bien connecté à ces nouvelles recherches, et surtout de rester ouvert et prêt à constamment ajuster ses vues.

2. Un monde trop désinfecté

Certains postulent qu’un environnement trop aseptisé nous a peu à peu amené aux allergies. Cette hypothèse est appelée “hypothèse de l’hygiène” (“hygiene hypothesis” en anglais).

Le système immunitaire, tel une armée, a une seule mission : patrouiller et attaquer les intrus qui se présentent aux portes du chateau-fort. Lorsque jour après jour personne ne se présente, l’armée, frustrée en quelque sorte, s’en prend à des cibles imaginaires (allergènes), ou à ses propres troupes (maladies auto-immunes).

Traitement des allergies : un monde trop propre

Cette hypothèse s’applique en particulier aux enfants. Les enfants qui auraient vécu dans des environnements trop propres, disons dans un appartement en ville avec des parents très concernés par l’hygiène, seraient beaucoup plus susceptibles de développer des allergies.

D’un autre coté, ceux qui ont grandi à la campagne, dans une ferme par exemple avec des animaux et différents parasites autour d’eux, seraient moins susceptibles à l’atopie.

De nombreuses études ont examiné cette hypothèse, et certaines corrélations existent effectivement entre un excès d’hygiène et les situations d’atopie.

Je citerai ici l’étude la plus récente que j’ai trouvée(5), incluant 1127 enfants vivant dans les villes au Brésil. Les chercheurs évaluèrent les infections subies par ces enfants au travers d’analyses de sang et de selles. Les chercheurs démontrent que les enfants des mères les plus éduquées, vivant dans les meilleures conditions d’hygiène, et avec le nombre le plus bas d’infections, sont ceux qui développent le plus l’atopie. 

Notez aussi que certaines études(6) montrent que l’administration de vers parasites (du groupe des helminthes) chez ceux qui souffrent de maladies auto-immunes (sclérose en plaques, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde et lupus systémique érythémateux) diminue l’inflammation. Les vers fourniraient en effet une cible beaucoup plus logique pour le système immunitaire qui arrêterait de s’en prendre à ses propres cellules.

En conclusion, des conditions d’hygiène trop strictes, en particulier pour les enfants, semblent être contre-productives dans le contexte des allergies.

Les vaccins

Le débat au sujet des vaccins est très controversé. Les détracteurs estiment que les vaccins entrainent des dérèglements du système immunitaire et augmentent le risque de maladies autoimmunes et d’allergies. Les partisans estiment que les risques encourus par nos enfants sont tels qu’il serait irresponsable de refuser la vaccination.

Les données sur ce sujet sont très complexes. Il y a beaucoup de spéculation. Je pense par contre qu’il y a assez de recherches et d’opinions d’experts aujourd’hui pour dire ceci : il y a un risque des deux cotés. Je ne me prononcerai donc pas sur ce sujet très compliqué et je vous laisse mener votre propre réflexion.

3. Une composante génétique

Le déséquilibre de la fraction Th2 / Th1 provient d’une “combinaison complexe de facteurs environnementaux et génétiques”(1)(2). La prédisposition génétique semble acceptée aujourd’hui dans le milieu scientifique.

Si vos parents ou vos grand-parents exhibent des tendances à l’atopie, vous avez de plus fortes probabilités de développer cette condition.

4. Charge sanguine et foie

Il est important de comprendre ce concept pour la suite de la discussion.

Un allergène est un antigène, c’est-à-dire qu’il va être reconnu par notre système immunitaire pour engendrer une réponse inflammatoire. Pour chaque antigène, notre système va fabriquer un anticorps, l’IgE dans le cas de l’allergie. L’IgE va pouvoir fixer 2 antigènes, les emprisonner en quelque sorte, afin de faciliter la reconnaissance et la destruction par le système immunitaire. Cette association antigène-anticorps est appelée “complexe immun”.

Au plus il y a de complexes immuns en circulation, au plus le système immunitaire va rester “excité”. Ces complexes constituent une “charge sanguine” qu’il faut nettoyer. Le foie, au travers de ses phagocytes, est l’organe principal de détoxification des complexes.

Si le foie fait mal son travail de nettoyage, la charge sanguine sera élevée, et l’on pense aujourd’hui que la personne sera beaucoup plus réactive aux allergènes. Peut-être d’autres allergies apparaîtront, ou les symptômes seront plus aigus. Comme nous le verrons plus bas, l’une des approches sera donc d’aider le foie à faire son travail de recyclage.

5. Stress et anxiété

Vous retrouverez cette rubrique dans la plupart de mes articles. Car le stress aggrave l’expression de la plupart des maladies, en particulier celles où le système immunitaire est en état d’excitat d’excitation (maladies autoimmunes et allergies).

Une étude(44) effectuée sur 698 enfants Coréens démontre une association claire entre le niveau de stress et l’expression des problèmes suivants :

  • Rhinite allergique
  • Eczéma allergique
  • Conjonctivite allergique

Une autre étude(45) montre que les épisodes négatifs de la vie et le stress chronique ont un impact net sur les crises d’asthmes allergiques  chez l’enfant.

La gestion du stress est une étape clé dans la gestion des symptômes de l’allergie. Ceci s’applique à tout âge. N’oubliez pas qu’un manque de sommeil, ainsi qu’une alimentation trop glycémique (yoyo hyperglycémie-hypoglycémies), entraînent une augmentation du stress.

Traitement des allergies

1. Modulation du système immunitaire

Le mot clé ici est “modulation” et non “stimulation”. Toute plante ou substance immunostimulante va aggraver la situation.

J’en profite pour faire une parenthèse sur l’échinacée, qui n’est absolument pas appropriée pour calmer les allergies car immunostimulante. Au contraire, elle va les exacerber.

J’ai personnellement noté ce phénomène plusieurs fois, avec aggravation des symptômes de l’eczéma ou de la rhinite allergique. Ceci est confirmé par nombreux de mes collègues aux Etats-Unis. Paul Bergner, fondateur de la North American Institute of Medical Herbalism, donne l’explication suivante : l’echinacée augmente probablement les deux fractions Th1 et Th2 d’une manière similaire. Si un déséquilibre existe déjà, l’échinacée ne fera que l’exacerber.

L’astragale de Chine (Astragalus membranaceus)

Traitement des allergies : astragale de chine

Contrairement à l’échinacée, l’astragale (huang qi en médecine chinoise) semble moduler le système immunitaire. Si le système est déficient, l’astragale va le remonter.

L’expérience démontre qu’elle a besoin de beaucoup plus de temps pour faire son travail comparativement à l’échinacée, mais semble le faire d’une manière durable.

L’astragale est évidemment mal adaptée aux infections passagères, qui demandent des plantes qui agissent rapidement.

Si le système immunitaire est trop excité par contre (maladies autoimmunes, allergies), l’astragale semble corriger le déséquilibre Th1/Th2 comme le montrent les études suivantes.

Une étude effectuée sur les souris(7) démontre que 2 des saponines de l’astragale “créent des effets immunorégulateurs puissants sans stimulation des cytokines inflammatoires”. Dans cette étude, l’astragale stimule la relâche des cytokines de type Th1 et supprime la production de cytokines de type Th2. L’astragale fournit donc l’action désirée, agissant sur le déséquilibre de la fraction Th2/Th1.

Une autre étude(8) confirme cet effet régulateur sur 90 enfants souffrant d’asthme. Ces enfants furent divisés en 3 groups, un groupe prenant l’astragale, un groupe prenant un corticostéroïde, et un groupe prenant les deux. Une groupe placebo fut constitué d’enfants sains. L’efficacité totale fut de 67% pour le premier groupe, 73% pour le deuxième groupe et 97% pour le troisième. De plus, l’astragale eut un effet positif sur les cytokines Th2/Th1.

Une troisième étude(9) fut effectuée sur 30 patients souffrant de cancer du col utérin. L’astragale fut délivrée par intraveineuse, ce qui rend une conclusion plus difficile quant à son absorption intestinale. Dans tous les cas, un déséquilibre Th2/Th1 existait pour ces patients avant l’étude, avec Th2 prédominance, et l’astragale put réguler ce déséquilibre.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu, vous pouvez consulter d’autres études à ce sujet(10)(11)(12).

Maïtake (Grifola frondosa) et Reishi (Ganoderma lucidum)

Traitement des allergies : ganoderma

Les champignons médicinaux, grâce à leurs polysaccharides, ont eux aussi une excellente réputation de modulation du système immunitaire. Bien que les études soient plus éparses que pour l’astragale, l’expérience clinique confirme leurs effets modulateurs.

Une étude(13) effectuée sur des souris démontre que les béta-glucans du maïtake induisent la production de cytokines de type Th1 (IFN-gamma, IL-12, IL-18) par les cellules de la rate et des centres lymphatiques, et bloquent la production de cytokines de type Th2 (IL-4).

Une autre étude(14) utilisant un mélange de Grifolia, Agaricus blazeiet Hericium erinaceum démontre un effet similaire (réduction des IgE et des cytokines Th2).

En ce qui concerne le reishi, des études similaires existent. Une étude(15)démontre un effet régulateur positif de la fraction Th2/Th1 chez les enfants souffrant d’asthme allergique. Ces effets sont confirmés au travers d’autres études in-vitro et in-vivo(16)(17).

Le ginseng (Panax ginseng)

Traitement des allergies : ginseng

Le panax a un profil énergétique particulier, dans le sens où il n’est pas approprié à tous les types de constitutions et de personnes. Son caractère “chaud” le rend souvent un peu trop stimulant chez la personne déjà “chaude”, chez la personne jeune, ou en général chez l’homme toujours en période “active”.

Lorsqu’il est indiqué par contre, il apporte des effets régulateurs sur le système immunitaire dans des cas d’allergies diverses (asthme, dermatites atopiques, etc)(18)(19)(20)(21).

 

La vitamine D

J’ai décidé ne ne pas fournir une liste d’études démontrant un lien clair entre déséquilibre du système immunitaire et carence en vitamine D. La liste serait trop longue. Les études sont particulièrement claires lorsque les allergies sont de type respiratoires.

Je vous rappellerais donc juste ceci :

  • Les carences en vitamine D sont de plus en plus répandues, principalement dû au fait que nous nous exposons de moins en moins au soleil ;
  • Les taux sont particulièrement bas à la sortie de l’hiver, période ou les pollens commencent à apparaître ;
  • Les tests sanguins sont aujourd’hui disponibles pour tous, et les supplémentations aussi lorsqu’il y a carence ;
  • Bien que plus rares que les carences, les excès en vitamine D peuvent aussi exister, et sont problématiques. Le seul moyen d’établir un bon équilibre est la vérification régulière par prise de sang.

Une supplémentation journalière est préférable aux méga-doses de 100,000 ou 200,000 IU que l’on trouve en ampoules.

2. Réduction des inflammations intestinales

Jes facteurs digestifs peuvent être soit un facteur déclenchant, soit un facteur aggravant dans plusieurs types d’allergies.

Les stratégies possibles pour améliorer la situation sont les suivantes :

  • Les régimes d’éliminations centrés en particulier autour des céréaleset des produits laitiers. Ceci n’est pas toujours faisable car la personne doit avoir la volonté d’essayer cette approche pendant environ 1 à 3 mois et d’une manière stricte. Ceci est particulièrement compliqué avec les enfants ;
  • Les plantes qui rétablissent une bonne production de sucs digestifs, en particulier de l’acide gastrique essentiel à la digestion des protéines (les allergènes sont des fragments de protéines). Les amères font en général un excellent travail de ce coté là (racine de gentiane, fleur de centaurée, feuille d’artichaut, etc).
  • Les plantes adoucissantes s’il y a inflammation ;

Probiotiques

Les probiotiques jouent un rôle important dans tout protocole anti-allergies. Les études nous montrent que les enfants souffrant d’allergies ont une flore intestinale différente de ceux qui n’ont pas d’allergies. Une étude(22) réalisée sur 76 bébés à haut risque atopique montre que ces enfants ont plus de bactéries de type clostridia et moins de bifidobacteries dans leurs selles.

Là encore, les études examinant le lien probiotiques-allergies sont trop nombreuses pour toutes les nommer ici. Je vous donne uniquement des revues d’analyses, faisant le sommaire d’études cliniques multiples.

La première revue(23) résume 13 études randomisées et contrôlées par placebo, effectuées sur des enfants souffrant de dermatite atopique, 10 études se concentrant sur le traitement des allergies, et 3 sur la prévention des allergies :

  • Dans la moitié des études considérées, les probiotiques réduisent la sévérité des attaques ;
  • Les améliorations cliniques sont accompagnées de diminution des marqueurs inflammatoires ,
  • Dans 2 études, les enfants développèrent la dermatite atopique à des fréquences significativement inférieures comparés aux enfants du groupe placebo ;
  • La souche qui semble la plus prometteuse pour la prévention de la dermatite atopique semble être Lactobacillus rhamnosus GG ;

La deuxième revue(24) examine un ensemble d’études faites entre 2000 et 2008 au sujet des probiotiques pour la rhinite allergique. Les résultats indiquent que les probiotiques semblent diminuer la fréquence et la sévérité des crises. Ils améliorent aussi la qualité de vie des patients. Les résultats sont obtenus en partie au travers d’une modulation de la fraction Th2/Th1.

En pratique :

  • Toutes les marques et tous les produits ne se valent pas. Demandez conseil à votre pharmacien afin d’obtenir un probiotique qui contienne une variété de souches, dans un nombre suffisant ;
  • Prenez les probiotiques pendant assez longtemps, 3 mois idéalement.
  • Les probiotiques sont tout particulièrement recommandés s’il y a eu prise d’antibiotiques ces derniers mois ou s’il y a des problèmes intestinaux.

3. Réduction de la charge sanguine

Le foie est sensé éliminer les complexes immuns d’une manière rapide et efficace. S’il ne le fait pas, la charge sanguine en allergènes augmente.

Afin de faciliter cette élimination, prenez régulièrement une plante dépurative. Les plus simples sont en général les plus efficaces : racine de pissenlit ou racine de bardane. Ces plantes sont diurétiques et peuvent dans de rares cas accentuer une hypotension.

4. Anti-histaminiques

Plusieurs substances naturelles ont des propriétés anti-histaminiques et vont donc aider à diminuer l’expression de l’allergie.

L’ortie (Urtica dioica, U. urens)

Traitement des allergies : ortie

Une simple infusion d’ortie est un excellent anti-inflammatoire. Elle se trouve très facilement en herboristerie.

Il y a peu d’études cliniques à son sujet. Dans une étude incluant 69 patients souffrant de rhinite allergique, 58% des patients qui prirent 600 mg d’ortie notèrent une amélioration des symptômes de la rhinite et de la conjonctivite allergique. 48% estimèrent que l’ortie est plus efficace que les médicaments anti-allergies en vente libre(34).

Une étude in-vitro démontre qu’un extrait d’ortie inhibe les récepteurs à histamine et la relâche de cytokines inflammatoires qui provoquent les symptômes de l’allergie(35).

Les plantes riches en acide rosmarinique

Traitement des allergies : romarin

Le romarin, la sauge, la menthe et le basilic sont des plantes riches en acide rosmarinique. Des études multiples démontrent que l’acide rosmarinique s’oppose au processus inflammatoire de l’allergie.

Deux études démontrent que cet acide calme les symptômes des patients souffrant de conjonctivite et rhinite allergique(39)(40). Une étude démontre qu’il apporte un soulagement des symptômes de la dermatite atopique(41).

La meilleure manière de prendre ces plantes est l’infusion de plante fraîche en premier choix, l’infusion de plante récemment séchée en deuxième choix.

Grand Pétasite (Petasites hybridus)

Le pétasite inhibe les taux d’histamine en circulation sanguine ainsi que la dégranulation des mastocytes lorsque exposés à des allergènes(29)(30). Certaines études démontrent qu’il est aussi efficace que la cétirizine et la fexofénadine(31)(32)(33) (deux médicaments anti-histaminiques). Il est particulièrement efficace pour la rhinite et pour l’asthme allergique.

Le pétasite n’a aucun effet sédatif, contrairement aux anti-histaminiques.

Mais attention. Les différentes parties de la plante contiennent des substances toxiques pour le foie (alcaloïdes pyrrolizidiniques). Le pétasite appartient à la même famille que le tussilage qui en contient lui aussi. Seules les préparations ne contenant pas ces alcaloïdes doivent être utilisées. Ce qui veut dire que la plante brute ne peut hélas pas être utilisée directement.

Un débat existe actuellement sur l’hépato-toxicité d’autres composants du pétasites, la pétasine par exemple. Mieux vaut attendre une conclusion probante avant d’entreprendre une cure.

Les autres plantes antihistaminiques

Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est un autre anti-histaminique du monde des plantes, qui peut être mélangé à l’ortie, avec un peu de réglisse pour apporter un effet antiinflammatoire supplémentaire (contrindiqué si vous souffrez d’hypertension).

La quercétine

La quercétine est un flavonoïde provenant des plantes. Il se trouve facilement sous la forme de compléments alimentaires.

Deux études indépendantes démontrent que 100 mg de quercétine prise pendant 8 semaines diminue de manière significative les symptômes de l’allergie au pollen(36)(37). La quercétine inhibe aussi la réponse inflammatoire déclenchée par la reconnaissance d’un antigène par le système immunitaire(38).

La vitamine C

La vitamine C semble agir en tant qu’anti-histaminique(25), avec des taux d’histamine en circulation sanguine inversement proportionnels au taux de vitamine C. Une étude(26) montre que la vitamine C (à raison de 2 grammes par prise) améliore les fonctions pulmonaires. Une autre étude montre que les poumons hyperréactifs se trouvent chez ceux qui ont des taux de vitamine C les plus bas(27). Des études faites sur des souris montrent que la vitamine C diminue l’inflammation pulmonaire(28).

Notez néanmoins qu’il y a une controverse à ce sujet. Car la vitamine C a aussi des propriétés immunostimulantes.

Basé sur les carences dans les pays industrialisés, une supplémentation journalière en vitamine C naturelle (de type Acerola C) tournant autour de 1 gramme (adulte) semble judicieuse.

5. Symptômatique

Asthme allergique

Une étude montre qu’une supplémentation en magnésium (200 à 290 mg pendant 16 semaines) peut aider à gérer les crises chez les enfants asthmatiques(42). Une autre étude(43) examinant une supplémentation sur 12 semaines confirme cette effet.

Une infusion de feuilles de bouillon-blanc (Verbascum thapsus) peut calmer l’inflammation des bronches.

Une teinture mère ou EPS de pin sylvestre peut aussi fournir un soulagement.

Conjonctivite allergique

L’euphraise (Euphrasia officinalis) est une spécifique pour les yeux rouges et larmoyants qui accompagnent la conjonctivite allergique.

Elle peut être accompagnée de solidage (Solidago virgaurea, S. canadensis) et de plantain lancéolé (Plantago lanceolata)

Rhinite allergique

Le solidage (Solidago virgaurea, S. canadensis) en infusion peut soulager les symptômes de la rhinite allergique.

L’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia), plante envahissante de nos campagnes produisant un pollen très problématique, est aussi une plante très respectée dans la pratique Américaine pour calmer la rhinite allergique. On utilise une infusion ou une teinture mère des feuilles. Elle est quasiment impossible à trouver dans le commerce en France malheureusement. Vous pouvez essayer la version homéopathique.


Traitement des allergies : simplification

 

Je vous suggère le modèle de réflexion suivant :

  • Faites une réflexion de fond sur votre digestion de ces dernières années. Y a-t-il des ballonnements et difficultés chroniques ?
  • Pensez-vous que certains aliments causent plus de problèmes que d’autres ? Les protéines mal digérées vont augmenter votre charge sanguine en allergènes.
    • Si les stratégies d’élimination sont trop difficiles à gérer, faites au minimum une cure longue de probiotiques de qualité. Pour améliorer la digestion des protéines, prenez une plante amère en teinture mère 15 minutes avant le début de chaque repas.
  • Faites une réflexion de fond sur votre état de stress.
  • Dormez-vous bien ?
  • Pratiquez-vous une activité physique régulière ?
    • Au minimum, considérez une supplémentation en magnésium et une plante, ou un mélange de plante qui pourrait vous apaiser les nerfs (elles sont nombreuses : mélisse fraîche, camomille fraîche, passiflore, aubépine, scutellaire, etc)
  • Considérez les plantes et compléments alimentaires calmant l’excitation du système immunitaire.​​​​​​​
  • L’astragale de chine est l’une des meilleures.
  • Profitez des propriétés anti-histaminiques de certaines plantes
    • La consommation journalière d’une infusion d’ortie, de plantain avec une pincée de réglisse est simple et efficace.

Basé sur ce modèle, construisez une approche qui vous semble appropriée pour votre constitution, puis essayez cette approche pendant 1 mois au moins. Faites le point. S’il n’y a aucune amélioration, essayez d’autres plantes.

Si vous travaillez seul, attendez vous à quelques mois d’essais et de tâtonnement avant d’arriver à trouver une approche qui vous convienne parfaitement. Mais n’abandonnez pas. Le monde des remèdes naturels est vaste, et chacun arrive en général à établir son propre traitement des allergies.

 

Jean Claude Dosseto
Naturopathe / Nutritionniste / phytothérapeute 
Micro-Nutrition/ Hormono-Nutrition / Oncologie intégrative
Consultation au cabinet ou à distance 
Tel 0641231014
jeandosseto@gmail.com
 
 

Source : www.altheaprovence.com 

Références

(1) Pawankar R, Canonica G, Holgate S, Lockey R. (eds). World Health Organization (WAO) White Book on Allergy. 2011.

(2) Berger A. Th1 and Th2 responses: what are they? BMJ. 2000 Aug 12;321(7258):424.

(3) Bellanti JA. Cytokines and allergic diseases: clinical aspects. Allergy Asthma Proc. 1998 Nov-Dec;19(6):337-41. Review.

(4) Li X, Kan EM, Lu J, Cao Y, Wong RK, Keshavarzian A, Wilder-Smith CH. Combat-training increases intestinal permeability, immune activation and gastrointestinal symptoms in soldiers. Aliment Pharmacol Ther. 2013 Feb 24.

(5)  Figueiredo CA, Amorim LD, Alcantara-Neves NM, Matos SM, Cooper PJ, Rodrigues LC, Barreto ML. Environmental conditions, immunologic phenotypes, atopy, and asthma: New evidence of how hygiene hypothesis operates in Latin America. J Allergy Clin Immunol. 2013 Feb 13.

(6) Ben-Ami Shor D, Harel M, Eliakim R, Shoenfeld Y. The Hygiene Theory Harnessing Helminths and Their Ova to Treat Autoimmunity. Clin Rev Allergy Immunol. 2013 Jan 17.

(7) Nalbantsoy A, Nesil T, Yılmaz-Dilsiz O, Aksu G, Khan S, Bedir E. Evaluation of the immunomodulatory properties in mice and in vitro anti-inflammatory activity of cycloartane type saponins from Astragalus species. J Ethnopharmacol. 2012 Jan 31;139(2):574-81.

(8) Lin Y, Wang B, Luo XQ. Clinical study of astragalus’s preventing the recurrence of asthma in children. Zhongguo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi. 2011 Aug;31(8):1090-2.

(9) Hu YJ, Li L, Gong SX. Regulatory effect of astragalus injection on Th1/Th2 cell function in patients with cervical cancer. Zhongguo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi. 2010 Nov;30(11):1157-9.

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Jean-Baptiste Leroux 08/07/2019 09:56

Bonjour Jean-Claude, merci pour vos conseils, votre article est très utile et les points que vous énumérez à la fin le sont également. Comme vous le précisez, faire un point sur son alimentation permet de repérer des petites intolérances voire allergies. Je me sens beaucoup mieux depuis que j'ai fait ce point, cela m'a permis de mettre le doigt sur des aliments que j'avais du mal à digérer sans le savoir. Je consulte depuis un an une naturopathe et j'en suis ravi.