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Publié par jean claude Dosseto/Naturopathe Nutritionniste

Le stress et la prise de poids, nous les hommes (les femmes aussi), pourquoi prenons nous de la masse grasse abdominale et parfois meme des seins explication !

 

 

Pourquoi le stress et la fatigue chronique entraîne une augmentation de la masse graisseuse abdominale, tout par d'une hormone " le cortisol".

 

L'hormone clé libérée en cas de stress chronique est le cortisol, un glucocorticoïde.

Cette hormone est bénéfique lorsque sa libération est faible et contrôlée. Mais lorsque nous libérons du cortisol en excès et de façons chronique, celui - ci peut avoir un impact négatif sur notre santé en général, sur notre système immunitaire et sur notre poids.

Le cortisol est une hormone stéroïde qui est libérée dans l'organisme en réponse à un stress physique ou psychologique.

La sécrétion prolongée du cortisol, dans le stress chronique, provoque un épuisement progressif des glandes corticosurrénales, ces glandes se trouvent sur les reins.

Cette sécrétion abusive est responsable de différents troubles métaboliques et organiques dont l'hypertension artérielle, l'ostéoporose, la diminution des défenses immunitaires, la sensibilité aux maladies allergiques, le diabète de type II, des troubles cutanés comme l’eczéma, la dépression, l'obésité et particulièrement l'embonpoint abdominal.

Lorsque votre organisme s'adapte à un stress chronique vous devenez hyperinsulinémique, ce qui provoque la libération d'une nouvelle ronde de cortisol, ce qui vous fait engraisser d'avantage (plus particulièrement dans la région abdominale), et cause de l'inflammation chronique.

L'excès de cortisol entraîne d'autres désagréments dans l'organisme, un affaiblissement du maintien et de la régénération musculaire, une diminution de la libido et des problèmes de santé cérébrale.

 

Effets néfastes du cortisol :

Il stimule la synthèse d'un petit peptide appelé neuropeptide Y (NPY), qui est synthétisé par l'hypothalamus.

 

Ce peptide influence la prise de poids de plusieurs façons:

 

1) il favorise le stockage de graisses en agissant sur la production d'insuline et en réduisant sa sensibilité.

 

2) Il stimule la lipoprotéine qui permet le stockage des graisses.

 

3) Il stimule fortement la prise alimentaire et envoie des signaux à notre cerveau pour augmenter l'appétit pour des aliments associées au plaisir ( sucré, gras, et alcool).

 

4) Il s'oppose aux effets de la leptine qui favorise la satiété et booste notre métabolisme, les personnes obèses développent une résistance à la leptine, ce qui va favoriser un excès de NPY.

 

5) Il agit comme un signal vis à vis des cellules graisseuses en les invitant à stocker et à ne pas déstocker.

 

6) Il interfère avec la sérotonine neurotransmetteur de l'humeur, impliquée dans les pulsions alimentaires ( surtout les glucides) et précurseur de la mélatonine, l'hormone du sommeil.

 

7) Il interfère avec l'hormone de croissance, indispensable au maintien de la masse musculaire. Il favorise donc une perte musculaire et un gain de masse grasse.

 

Quand l'organisme est contraint de produire adrénaline et cortisol jour après jour, le corps doit renouveler constamment ses réserves d'énergie. Il en emmagasine donc, sous forme de tissus adipeux, autour de la taille. C'est une solution pratique, car le cortisol sécrété par les glandes surrénales, situées au-dessus des reins, y a ainsi facilement accès. Au besoin, il puisera dans ces graisses pour les transformer en sucre.

 

Bien des excès de poids et d'embonpoint abdominal sont la conséquence du stress, mal contrôlé, de la vie quotidienne.

 

Un des facteurs qui vient à compliquer le rôle du cortisol dans sa relation avec les gras, est une petite enzyme qui se retrouve profondément dans les cellules graisseuses, le HSD (11 beta hydroxysteroid dehydrogenase-1).

La fonction du HSD est de reconvertir le cortisol inactif en cortisol actif, qui fonctionnera à nouveau comme un puissant agent favorisant le stockage des gras, particulièrement dans la région abdominale.

Des recherches ont démontré que l'activité du HSD est plus concentrée au niveau des cellules de gras abdominales que dans les autres cellules grasses de l'organisme.

En fait le HSD est présent dans toutes les cellules de l'organisme, mais une proportion beaucoup plus importante se retrouve dans les tissus adipeux, les tissus du foie et du cerveau.

Le HSD est capable d'élever le taux de cortisol sanguin, même lorsque celui-ci est à un niveau parfaitement normal.

le HSD est très actif pour augmenter le taux de cortisol de l'organisme directement dans la cellule.

Vous pouvez donc avoir un taux sanguin de cortisol normal et cependant souffrir d'un taux élevé de cortisol directement dans la cellule, ceci est particulièrement vrai chez les personnes souffrant d'embonpoint ou d'excès de poids.

 

Comment contrôler le cortisol dans l'organisme.

Réduire le taux de cortisol dans le sang, conséquence d'un stress chronique, et réduire l'activité du HSD, et la réactivation du cortisol au niveau des tissus adipeux, permettrait de prévenir et traiter ces affections et permettrait également d'atteindre plus aisément un poids santé et réduire l'embonpoint abdominal.

Le taux de cortisol dans le sang peut-être contrôlé par une gestion efficace du stress quotidien. Il existe plusieurs moyens pour contrôler les effets du stress et donc réduire notre taux de cortisol sanguin.

Les techniques de relaxation, méditation, respiration contrôlée, sont des moyens efficaces et approuvés.

 

La consommation de certains suppléments dits "adaptogènes" permettent de réduire l'incidence physiologique du stress. L'ashwagandha, Les plantes (adaptogènes*) sont : ashwagandha*, l’astragale*, eleuthérocoque*, ginseng, racine de réglisse, basilic sacré, et le rhodiola*.

Penser à la Réglisse qui peut être recommandée dans tous les stades du stress, elle augmente la demi-vie du cortisol circulant préservant de l’épuisement des surrénales, ne pas prendre plus de 6 semaines consécutives . 

Prendre du magnésium, indispensable pour le soutien énergétique de l’organisme et de la vitamine C dont les stocks sont réduits lors de stress. 

 

Comment réduire l'action du HSD naturellement
Il n'est pas suffisant de contrôler le taux sanguin de cortisol pour limiter l'effet de celui-ci sur l'accumulation de graisses dans l'organisme. Il est indispensable de tenir compte l'action de l'enzyme HSD dans les cellules des tissus adipeux.

 

Cette action est indépendante de l'état de stress de la personne.
Il est donc nécessaire d'avoir une stratégie de contrôle de l'action du HSD.

Une importante consommation de fruits et légumes riches en certains flavonoïdes peut-être une stratégie efficace pour réduire l'action du HSD et réduire l'activité globale du cortisol dans l'organisme.

 

Les flavonoïdes sont des composés polyphénoliques possédant une action d'inhibition sur l'activité du HSD. La quercétine présente dans la pomme et l'oignon, la naringénine du pamplemousse, le choux kale, les épinards, oignons rouges, brocoli, poivron jaune, toutes les baies, la livèche famille du persil, les câpres, le citron .

 

Ce sont tous des bioflavonoïdes qui exercent neutralisent et contrôlent l'action de l'enzyme HSD.

La naringine un flavonoïde que l'on retrouve surtout dans le pamplemousse, la tangérétine présent dans les agrumes (orange amère, tangérine, etc.), et la sinensétine que l'on retrouve dans l'orthosiphon ou thé de Java.

 

Ces différents flavonoïdes ont une action sur l'activité du HSD dans la cellule adipeuse.

La consommation du pamplemousse doit cependant être évitée lorsque l'on consomme certaines classes de médicaments.

 

Parmi les plantes autre que cités ci dessus, la Réglisse et plus précisément un de ses composés, l'acide glycyrrhétinique, exerce une action notable de réduction de l'activité du HSD.

Mais l'usage de cette plante ne peut-être envisagé sur une longue période. En effet si elle réduit l'activité du HSD, l'acide glycyrrhétinique de la réglisse augmente la durée de vie de certaines hormones, telles que l'aldostérone, une hormone favorisant la rétention d'eau. Son usage prolongé provoque donc de l'hypertension chez certaines personnes.

 

Pour finir sur le système endocrinien, le surpoids favorise le déficit en testostérone, l'inflammation du tissus adipeux induit à la synthèse de cytokines pro-inflammatoires qui augmente le cortisol et diminue la testostérone, on peut observer une baisse de la libido, une augmentation de la fatigue, une diminution de la force musculaire et d'endurance, une pilosité qui diminue, un visage moins musclé et plus de rides, une accumulation de la graisse au niveau des seins et du ventre, une peau sèche, des trouble urinaires, une baisse de la vue, la perte de cheveux............ selon une étude de l'AUA (American Urological Association) menée en 2006, le taux de testostérone serait lié à l'indice de masse corporelle : plus celui-ci est élevé, plus la testostérone est basse !

 

L'alimentation aurait aussi son rôle à jouer. Ainsi, puisque la testostérone est "fabriquée" à partir du cholestérol, adopter un régime alimentaire riche en oméga-3.

 

En résumer, le cortisol détruit le tissus musculaire (catabolisme), la testostérone aide à le reconstruire (anabolisme), ces deux hormones sont faites à partir du même précurseur chimique à savoir : la prégnénolone, synthétisé à partir du cholestérol.

En conséquence, dès que le taux de cortisol augmente, en raison d'un stress physique ou émotionnel important la testostérone diminue.

De plus ces périodes prolongées de stress entraînent une perte de minéraux notamment du magnésium, de sodium, de potassium et si la glande thyroïde est aussi en hypofonction, c'est à dire qu'elle ne fonctionne pas de manière idéale, le calcium peut aussi être en déficit si l'hormone PTH produite par les parathyroïdes est insuffisante.

La parathormone permet donc d’augmenter la calcémie en stimulant l’absorption du calcium au niveau intestinal et sa réabsorption par les reins. Elle favorise également la libération du calcium par les os.

 

L'embonpoint abdominal est donc un état inflammatoire chronique qui peut conduire à de nombreuses maladies dégénératives, cancer, maladies auto immunes, et au syndrome métabolique ( diabètes, maladies cardiovasculaire, pancréatite, etc..

 

Par une alimentation saine et équilibrée, qui respecte l'équilibre acide-base, l'équilibre acide-gras, qui favorise les index glycémiques bas et moyen, un mode culinaire qui respecte la qualité et les quantités nutritionnelle des aliments , l'utilisation de plantes adaptogènes, sans oublier les antioxydants, et la mise en place des outils de gestion du stress ( respiration abdominale, cohérence cardiaque, méditation, massage, et repos quotidien, bain chaud, sauna, activité physique adaptée etc..) il sera possible de retrouver son poids de forme et ne plus subir les effets néfastes du stress, par une bonne gestion de celui-ci.

 

Faites vous accompagner par un professionnel, qui vous aidera à mettre en place votre programme complet de retour à la pleine santé, sans la mise en place d'un programme écrit vous aurez peu de réussite, la mise en place de programme fait partie aussi de mon travail avec vous, pour avoir de la réussite, il faut obligatoirement définir toutes les actions que vous allez mettre en place au quotidien pour atteindre vos objectifs , faire un planning écrit et s'y tenir.

 

Jean Claude Dosseto
Naturopathe / Nutritionniste / phytothérapeute 
Micro-Nutrition/ Hormono-Nutrition / Oncologie intégrative
Consultation au cabinet ou à distance 
Tel 0641231014
jeandosseto@gmail.com

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