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Publié par jean claude Dosseto/Naturopathe Nutritionniste

Que faire quand on est allergique au pollen et aux graminées et que le printemps revient ? 

 

 L’allergie au pollen peut sévir de février à septembre. Les grains de pollens sont libérés dans l’atmosphère par les végétaux pendant les périodes de floraison, puis diffusés par les insectes et le vent pour permettre la fécondation. Selon les végétaux, les pollens sont plus ou moins allergisants.  

Parmi les plus allergisants : les graminées, l’ambroisie, le cyprès et le bouleau. 

Dernière source importante d’allergie : les spores fongiques (champignons, moisissures et levures), présentes dans la terre et favorisées par des habitats mal ventilés, et les blattes (ou cafards), qui se nichent avec bonheur dans les cuisines, les gaines de ventilation et les vide-ordures. 

 

Qu'est-ce qu'une allergie ? 

Une allergie est une réaction anormale de notre système immunitaire qui s'attaque à une substance inoffensive de notre environnement. 

Le système immunitaire a d'excellentes raisons de s'en prendre aux virus et aux bactéries qui pénètrent notre corps. Mais pourquoi s'en prendrait-il à un grain de pollen ? A une squame de chat ? Nous évoquerons les explications les plus probables plus bas. 

Les allergènes externes les plus courants sont : les pollens, les squames d'animaux, la poussière, les moisissures. 

 

Les allergènes ingérés les plus courants sont les médicaments, certaines substances alimentaires comme le gluten des céréales, la caséine du lait, les protéines des oeufs, des cacahuètes ou des fruits de mer. 

 

Ces allergènes déclenchent une série de symptômes inflammatoires qui peuvent affecter le nez (bouché, qui coule, qui démange), la gorge (qui démange, qui picote), les yeux (rouges, qui démangent), les bronches (toux, resserrement respiratoire, difficulté à respirer), la peau (urticaire, eczéma), le système digestif (crampes, diarrhées, vomissements). 

 

Les symptômes peuvent apparaître très rapidement après exposition à l'allergène (quelques minutes), ou peuvent apparaître quelques jours plus tard. 

 

 

Excès du système immunitaire 

D'un point de vue constitutionnel, nous pouvons donc considérer l'allergie (ainsi que toute maladie auto-immune) comme un excès du système immunitaire, qui fait du zèle en s'attaquant à des intrus qui ne posent aucun danger pour notre santé. Le système immunitaire est trop "chaud" en terme énergétique, trop réactif. 

 

D'un point de vue physiologique, on doit se pencher sur l'action des lymphocytes T pour comprendre cette sur-réactivité. Le lymphocyte est un type de globule blanc qui joue un grand rôle dans la réponse immunitaire. Il possède des récepteurs sur sa surface externe capable de reconaître des pathogènes. Mais il peut aussi reconnaître des allergènes lors de la réponse allergique, ainsi que nos propres tissus lors d'une réaction autoimmune. 

 

Ces lymphocytes peuvent être divisés en 2 classes : les Th1 et les Th2(2). Les Th1 ont la charge de détruire les parasites intracellulaires. Les Th2 sont responsables de la production d'immunoglobuline E (IgE) et de la dégranulation des oesinophiles, phénomènes directement impliqués dans la réponse inflammatoire de l'allergie. En théorie, ces deux fractions (Th1 et Th2) sont produites d'une manière équilibrée. 

De nombreux chercheurs considèrent aujourd'hui que l'allergie est due à un excès de Th2 au profit des Th1. Cet excès se traduit par surproduction d'IgE après inhalation, ingestion ou contact avec un allergène(3). C'est une situation que l'on appelle l'atopie. 

 

On retrouve donc cette notion d'excès, de suractivité d'une partie du système immunitaire au travers de cette explication. 

 
Pourquoi cet excès ? 

Les causes les plus probables sont les suivantes. 

 

Inflammation intestinale 

Une mauvaise digestion est un déclencheur de déséquilibres multiples. 

Jean Seignalet qui nous donne une excellente description du lien digestion-système immunitaire dans son incontournable "L'alimentation ou la troisième médecine".

 

Seignalet nous dit ceci : 

 

  • Certains aliments sont apparus très tard sur l'échelle de l'évolution de l'être humain (céréales et produits laitiers en particulier) faisant que nous n'avons pas développé d'enzymes digestives parfaitement adaptées à leur dégradation ; 

  • Les protéines de ces aliments ne sont donc que partiellement dégradées en acides aminés ; 

  •  

  • Certains fragments de protéines (des peptides) arrivent à pénétrer au travers de la paroi de l'intestin grêle, en quantité faible mais non négligeable ; 

  •  

  • Ces peptides, qui n'ont en principe pas lieu d'être en circulation sanguine, sont identifiés par le système immunitaire qui déclenche un processus d'inflammation. Ce concept de "charge sanguine" en allergènes sera repris plus bas lorsque nous parlerons du foie. 

A cause de ces allergènes alimentaires, le système immunitaire est donc constamment excité et stimulé. 

 

pourquoi le corps s'en prend-t-il à des molécules alimentaires inoffensives ? S'attaque-t-on ici au coeur du problème ? 

 

Certains pensent que si la personne était en parfait état d'équilibre, le corps ne s'en prendrait pas à ces peptides provenant des céréales, du lait, des oeufs pour certains, etc. 

 

En ce qui me concerne, je trouve l'explication de l'évolution humaine donnée par Seignalet et les autres partisans des régimes ancestraux tout à fait logique. De plus, le concept de perméabilité intestinale est bien établi aujourd'hui. Nous savons que de multiples déclencheurs augmentent la perméabilité du grêle. Cette perméabilité est problématique car elle augmente l'état d'excitation du système immunitaire. 

Mais je vous dirais aussi que le débat n'est pas clos. Nous en apprenons un peu plus tous les jours, les recherches sur les intolérances alimentaires continuent. C'est certainement un domaine de connaissance qui va évoluer dans les prochaines années. Le tout est de rester bien connecté à ces nouvelles recherches, et surtout de rester ouvert et prêt à constamment ajuster ses vues. 

 

Charge sanguine et foie 

Il est important de comprendre ce concept pour la suite de la discussion. 

Un allergène est un antigène, c'est-à-dire qu'il va être reconnu par notre système immunitaire pour engendrer une réponse inflammatoire. Pour chaque antigène, notre système va fabriquer un anticorps, l'IgE dans le cas de l'allergie. L'IgE va pouvoir fixer 2 antigènes, les emprisonner en quelque sorte, afin de faciliter la reconnaissance et la destruction par le système immunitaire. Cette association antigène-anticorps est appelée "complexe immun". 

 

Au plus il y a de complexes immuns en circulation, au plus le système immunitaire va rester "excité". Ces complexes constituent une "charge sanguine" qu'il faut nettoyer. Le foie, au travers de ses phagocytes, est l'organe principal de détoxification des complexes. 

 

Si le foie fait mal son travail de nettoyage, la charge sanguine sera élevée, et l'on pense aujourd'hui que la personne sera beaucoup plus réactive aux allergènes. Peut-être d'autres allergies apparaîtront, ou les symptômes seront plus aigus. Comme nous le verrons plus bas, l'une des approches sera donc d'aider le foie à faire son travail de recyclage.  

 

 

Stress et anxiété

le stress aggrave l'expression de la plupart des maladies, en particulier celles où le système immunitaire est en éta d'excitation (maladies autoimmunes et allergies). 

Une étude(1) effectuée sur 698 enfants Coréens démontre une association claire entre le niveau de stress et l'expression des problèmes suivants : 

  • Rhinite allergique 

  • Eczéma allergique 

  • Conjonctivite allergique 

Une autre étude(2) montre que les épisodes négatifs de la vie et le stress chronique ont un impact net sur les crises d'asthmes allergiques  chez l'enfant.   

(1) Sandberg S, Paton JY, Ahola S, McCann DC, McGuinness D, Hillary CR, Oja H. The role of acute and chronic stress in asthma attacks in children. Lancet. 2000 Sep 16;356(9234):982-7 

(2) Lee MR, Son BS, Park YR, Kim HM, Moon JY, Lee YJ, Kim YB. The relationship between psychosocial stress and allergic disease among children and adolescents in Gwangyang Bay, Korea. J Prev Med Public Health. 2012 Nov;45(6):374-80. 

 

La gestion du stress est une étape clé dans la gestion des symptômes de l'allergie. Ceci s'applique à tout âge. N'oubliez pas qu'un manque de sommeil, ainsi qu'une alimentation trop glycémique (yoyo hyperglycémie-hypoglycémies), entraînent une augmentation du stress. 

 

 

Quelques conseils pratiques 

 

Aérer son intérieur au bon moment 

Il faut continuer à aérer même en pleine saison des pollens car cela permet de renouveler votre air intérieur. Choisissez le bon moment pour ouvrir vos fenêtres : avant 9 heures ou après 20h. La concentration de pollens présents dans l’air est en effet moins importante quand les températures sont fraîches. 

 

Porter des lunettes de soleil quand on sort 

Pour éviter que des pollens ne se déposent sur la conjonctive de l'œil et provoquent rougeurs, picotements et larmoiements, il est recommandé de porter des lunettes de soleil même quand le ciel est voilé. Dans la mesure du possible, ne sortez pas quand il y a du vent. 

 

Prendre une douche le soir 

Les pollens peuvent s’accrocher à votre peau, à vos cils, à vos cheveux. La solution pour ne pas les laisser s’accumuler dans votre intérieur, voire dans votre lit : prendre une douche et se laver les cheveux chaque soir. Si cela est trop contraignant, au moins brossez vos cheveux au-dessus du lavabo et rincez votre visage à l'eau. 

 

Ne pas se baigner en piscine 

Le chlore peut aggrave les symptômes d’une rhinite allergique. Alors, quand le pollen est dans l’air, limitez vos baignades en piscine, en particulier celles qui sont fermées. 

 

Se laver le nez pour chasser les pollens 

Faire un lavage du nez matin et soir avec un sérum physiologique ou un spray d’eau de mer permet d'éliminer au fur et à mesure les allergènes (les pollens) qui s'accumulent dans les muqueuses nasales. 

 

Surveiller les prévisions de pollinisation dans sa ville 

Des applications gratuites vous permettent de suivre l’arrivée des pollens dans votre région, avec l’envoi de notifications pollen par pollen. Savoir qu’un pic est annoncé permet de prendre un antihistaminique la veille pour être tranquille. 

Traitement des allergies

 

1. Modulation du système immunitaire 

Le mot clé ici est "modulation" et non "stimulation". Toute plante ou substance immunostimulante va aggraver la situation. 

Attention l'échinacée, qui n'est absolument pas appropriée pour calmer les allergies car immunostimulante. Au contraire, elle va les exacerber. 

 

L'astragale de Chine (Astragalus membranaceus) 

Contrairement à l'échinacée, l'astragale (huang qi en médecine chinoise) semble moduler le système immunitaire. Si le système est déficient, l'astragale va le remonter. 

 

L'expérience démontre qu'elle a besoin de beaucoup plus de temps pour faire son travail comparativement à l'échinacée, mais semble le faire d'une manière durable. 

L'astragale est évidemment mal adapté aux infections passagères, qui demandent des plantes qui agissent rapidement. 

 

Si le système immunitaire est trop excité par contre (maladies autoimmunes, allergies), l'astragale semble corriger le déséquilibre Th1/Th2 comme le montrent les études suivantes.

 

Une étude effectuée démontre que 2 des saponines de l'astragale "créent des effets immunorégulateurs puissants sans stimulation des cytokines inflammatoires". Dans cette étude, l'astragale stimule la relâche des cytokines de type Th1 et supprime la production de cytokines de type Th2. L'astragale fournit donc l'action désirée, agissant sur le déséquilibre de la fraction Th2/Th1. 

Une autre étude confirme cet effet régulateur sur 90 enfants souffrant d'asthme. Ces enfants furent divisés en 3 groups, un groupe prenant l'astragale, un groupe prenant un corticostéroïde, et un groupe prenant les deux. Un groupe placebo fut constitué d'enfants sains. L'efficacité totale fut de 67% pour le premier groupe, 73% pour le deuxième groupe et 97% pour le troisième. De plus, l'astragale eut un effet positif sur les cytokines Th2/Th1. 

 

Une troisième étude fut effectuée sur 30 patients souffrant de cancer du col utérin. L'astragale fut délivrée par intraveineuse, ce qui rend une conclusion plus difficile quant à son absorption intestinale. Dans tous les cas, un déséquilibre Th2/Th1 existait pour ces patients avant l'étude, avec Th2 prédominance, et l'astragale put réguler ce déséquilibre. 

Maïtake (Grifola frondosa) et Reishi (Ganoderma lucidum) 

 

Les champignons médicinaux, grâce à leurs polysaccharides, ont eux aussi une excellente réputation de modulation du système immunitaire. Bien que les études soient plus éparses que pour l'astragale, l'expérience clinique confirme leurs effets modulateurs. 

Une étude effectuée sur des souris démontre que les béta-glucans du maïtake induisent la production de cytokines de type Th1 (IFN-gamma, IL-12, IL-18) par les cellules de la rate et des centres lymphatiques, et bloquent la production de cytokines de type Th2 (IL-4). 

Une autre étude) utilisant un mélange de GrifoliaAgaricus blazei et Hericium erinaceum démontre un effet similaire (réduction des IgE et des cytokines Th2). 

En ce qui concerne le reishi, des études similaires existent. Une étude démontre un effet régulateur positif de la fraction Th2/Th1 chez les enfants souffrant d'asthme allergique. Ces effets sont confirmés au travers d'autres études in-vitro et in-vivo). 

Le ginseng (Panax ginseng) 

 Le panax a un profil énergétique particulier, dans le sens où il n'est pas approprié à tous les types de constitutions et de personnes. Son caractère "chaud" le rend souvent un peu trop stimulant chez la personne déjà "chaude", chez la personne jeune, ou en général chez l'homme toujours en période "active". 

Lorsqu'il est indiqué par contre, il apporte des effets régulateurs sur le système immunitaire dans des cas d'allergies diverses (asthme, dermatites atopiques, etc).

 

La vitamine D 

Lorsque la vitamine s’y fixe, la cellule immunitaire commence à produire des cathélicidines, composés qui détruisent le pathogène… à condition qu’elle soit présente en quantité suffisante dans l’organisme.  
Une étude de l’Université du Colorado réalisée en maison de retraite a montré qu’il suffit d’avaler une dose de 3 000 UI de vitamine D par jour pour réduire de 40 % le risque d’infection respiratoire.

 

Un petit rappel : 

  • Les carences en vitamine D sont de plus en plus répandues, principalement dû au fait que nous nous exposons de moins en moins au soleil ; 

  • Les taux sont particulièrement bas à la sortie de l'hiver, période ou les pollens commencent à apparaître ; 

  • Les tests sanguins sont aujourd'hui disponibles pour tous, et les supplémentations aussi lorsqu'il y a carence ; 

  • Bien que plus rares que les carences, les excès en vitamine D peuvent aussi exister, et sont problématiques. Le seul moyen d'établir un bon équilibre est la vérification régulière par prise de sang. 

Une supplémentation journalière qui varie de 1000UI et 5000UI par jour est préférable aux méga-doses de 100,000 ou 200,000 IU que l'on trouve en ampoules. 

2. Réduction des inflammations intestinales 

Les facteurs digestifs peuvent être soit un facteur déclenchant, soit un facteur aggravant dans plusieurs types d'allergies. 

 

Les stratégies possibles pour améliorer la situation sont les suivantes : 

  • Les régimes d'éliminations centrés en particulier autour des céréales et des produits laitiers. Ceci n'est pas toujours faisable car la personne doit avoir la volonté d'essayer cette approche pendant environ 1 à 3 mois et d'une manière stricte. Ceci est particulièrement compliqué avec les enfants ; 

  • Les plantes qui rétablissent une bonne production de sucs digestifs, en particulier de l'acide gastrique essentiel à la digestion des protéines (les allergènes sont des fragments de protéines). Les amères font en général un excellent travail de ce côté  là (racine de gentiane, fleur de centaurée, feuille d'artichaut, etc).  Les plantes adoucissantes s'il y a inflammation .

  •  

Probiotiques 

Les probiotiques jouent un rôle important dans tout protocole anti-allergies. Les études nous montrent que les enfants souffrant d'allergies ont une flore intestinale différente de ceux qui n'ont pas d'allergies. Une étude réalisée sur 76 bébés à haut risque atopique montre que ces enfants ont plus de bactéries de type clostridia et moins de bifidobacteries dans leurs selles. 

 

Là encore, les études examinant le lien probiotiques-allergies sont trop nombreuses pour toutes les nommer ici. Je vous donne uniquement des revues d'analyses, faisant le sommaire d'études cliniques multiples. 

 

La première revue résume 13 études randomisées et contrôlées par placebo, effectuées sur des enfants souffrant de dermatite atopique, 10 études se concentrant sur le traitement des allergies, et 3 sur la prévention des allergies : 

  •  

  • - Dans la moitié des études considérées, les probiotiques réduisent la sévérité des attaques ; 

  • Les améliorations cliniques sont accompagnées de diminution des marqueurs inflammatoires, 

  • - Dans 2 études, les enfants développèrent la dermatite atopique à des fréquences significativement inférieures comparés aux enfants du groupe placebo ; 

  • - La souche qui semble la plus prometteuse pour la prévention de la dermatite atopique semble être Lactobacillus rhamnosus GG ; 

  •  

La deuxième revue examine un ensemble d'études faites entre 2000 et 2008 au sujet des probiotiques pour la rhinite allergique. Les résultats indiquent que les probiotiques semblent diminuer la fréquence et la sévérité des crises. Ils améliorent aussi la qualité de vie des patients. Les résultats sont obtenus en partie au travers d'une modulation de la fraction Th2/Th1. 

 

En pratique : 

  • Toutes les marques et tous les produits ne se valent pas. Demandez conseil à votre pharmacien afin d'obtenir un probiotique qui contienne une variété de souches, dans un nombre suffisant ; 

  • Prenez les probiotiques pendant assez longtemps, 3 mois idéalement. 

  • Les probiotiques sont tout particulièrement recommandés s'il y a eu prise d'antibiotiques ces derniers mois ou s'il y a des problèmes intestinaux. 

Voici le probiotique que je vous ai sélectionné https://www.therascience.com/art-teoliance-immu-10-481.htm 

3. Réduction de la charge sanguine 

Le foie est sensé éliminer les complexes immuns d'une manière rapide et efficace. S'il ne le fait pas, la charge sanguine en allergènes augmente. 

Afin de faciliter cette élimination, prenez régulièrement une plante dépurative. Les plus simples sont en général les plus efficaces : racine de pissenlit ou racine de bardane. Ces plantes sont diurétiques et peuvent dans de rares cas accentuer une hypotension. 

4. Anti-histaminiques 

Plusieurs substances naturelles ont des propriétés antihistaminiques et vont donc aider à diminuer l'expression de l'allergie. 

 

L'ortie (Urtica dioicaU. urens) 

 

Une simple infusion d'ortie est un excellent anti-inflammatoire. Elle se trouve très facilement en herboristerie. 

 

Il y a peu d'études cliniques à son sujet. Dans une étude incluant 69 patients souffrant de rhinite allergique, 58% des patients qui prirent 600 mg d'ortie notèrent une amélioration des symptômes de la rhinite et de la conjonctivite allergique. 48% estimèrent que l'ortie est plus efficace que les médicaments anti-allergies en vente libre. 

Un extrait d'ortie inhibe les récepteurs à histamine et la relâche de cytokines inflammatoires qui provoquent les symptômes de l'allergie. 

 

Les plantes riches en acide rosmarinique 

 

Le romarin, la sauge, la menthe et le basilic sont des plantes riches en acide rosmarinique. Des études multiples démontrent que l'acide rosmarinique s'oppose au processus inflammatoire de l'allergie. 

 

Deux études démontrent que cet acide calme les symptômes des patients souffrant de conjonctivite et rhinite allergique(. Il apporte un soulagement des symptômes de la dermatite atopique. 

La meilleure manière de prendre ces plantes est l'infusion de plante fraîche en premier choix, l'infusion de plante récemment séchée en deuxième choix. 

Les autres plantes antihistaminiques 

 

Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est un autre antihistaminique du monde des plantes, qui peut être mélangé à l'ortie, avec un peu de réglisse pour apporter un effet antiinflammatoire supplémentaire (contrindiqué si vous souffrez d'hypertension). 

 

La quercétine 

La quercétine est un flavonoïde provenant des plantes. Il se trouve facilement sous la forme de compléments alimentaires. 

Deux études indépendantes démontrent que 100 mg de quercétine prise pendant 8 semaines diminue de manière significative les symptômes de l'allergie au pollen. La quercétine inhibe aussi la réponse inflammatoire déclenchée par la reconnaissance d'un antigène par le système immunitaire.  Je vous en ai déjà parlé dans mon article spécial COVID19

 

La vitamine C 

La vitamine C semble agir en tant qu'antihistaminique, avec des taux d'histamine en circulation sanguine inversement proportionnels au taux de vitamine C. Une étude montre que la vitamine C (à raison de 2 grammes par prise) améliore les fonctions pulmonaires. Une autre étude montre que les poumons hyperactifs se trouvent chez ceux qui ont des taux de vitamine C les plus bas. 

 

Notez néanmoins qu'il y a une controverse à ce sujet. Car la vitamine C a aussi des propriétés immunostimulantes. 

 

Basé sur les carences dans les pays industrialisés, une supplémentation journalière en vitamine C naturelle (de type Acerola C) ou liposomale tournant autour de 1 gramme (adulte) semble judicieuse. 

 

5. Symptomatique 

Asthme allergique 

Une étude montre qu'une supplémentation en magnésium (200 à 290 mg pendant 16 semaines) peut aider à gérer les crises chez les enfants asthmatiques). Une autre étude) examinant une supplémentation sur 12 semaines confirme cet effet. 

Une infusion de feuilles de bouillon-blanc (Verbascum thapsus) peut calmer l'inflammation des bronches. 

 

Une teinture mère ou EPS de pin sylvestre peut aussi fournir un soulagement. 

 

Conjonctivite allergique 

L'euphraise (Euphrasia officinalis) est une spécifique pour les yeux rouges et larmoyants qui accompagnent la conjonctivite allergique. 

Elle peut être accompagnée de solidage (Solidago virgaurea, S. canadensis) et de plantain lancéolé (Plantago lanceolata) 

 

Rhinite allergique 

Le solidage (Solidago virgaurea, S. canadensis) en infusion peut soulager les symptômes de la rhinite allergique. 

L'ambroisie (Ambrosia artemisiifolia), plante envahissante de nos campagnes produisant un pollen très problématique, est aussi une plante très respectée dans la pratique Américaine pour calmer la rhinite allergique. On utilise une infusion ou une teinture mère des feuilles. Elle est quasiment impossible à trouver dans le commerce en France malheureusement. Vous pouvez essayer la version homéopathique. 

Traitement simple des allergies : 

Je vous suggère le modèle de réflexion suivant : 

 

  • Faites une réflexion de fond sur votre digestion de ces dernières années. Y a-t-il des ballonnements et difficultés chroniques ?

  • Pensez-vous que certains aliments causent plus de problèmes que d'autres ? 

  • Les protéines mal digérées vont augmenter votre charge sanguine en allergènes. 

  • Si les stratégies d'élimination sont trop difficiles à gérer, faites au minimum une cure longue de probiotiques de qualité. Pour améliorer la digestion des protéines, prenez une plante amère en teinture mère 15 minutes avant le début de chaque repas. 

  •  

  • Faites une réflexion de fond sur votre état de stress. Dormez-vous bien ?  

  • Pratiquez-vous une activité physique régulière ? 

  •  

  • Au minimum, considérez une supplémentation en magnésium et une plante, ou un mélange de plante qui pourrait vous apaiser les nerfs (elles sont nombreuses : mélisse fraîchecamomille fraîche, passiflore, aubépine, scutellaire, etc) 

  • Considérez les plantes et compléments alimentaires calmant l'excitation du système immunitaire  L'astragale de chine est l'une des meilleures. 

  • Profitez des propriétés anti-histaminiques de certaines plantes. La consommation journalière d'une infusion d'ortie, de plantain avec une pincée de réglisse est simple et efficace. 

  •  

Basé sur ce modèle, construisez une approche qui vous semble appropriée pour votre constitution, puis essayez cette approche pendant 1 mois au moins. Faites le point. S'il n'y a aucune amélioration, essayez d'autres plantes.

 

 

 

Concernant l'alimentation, le B-A BA, c'est :  éviter (même arrêter) le gluten, les laitages, les glucides, le sucre, les plats industriels, manger des fruits et légumes de saison bio, limiter le sel Surtout, évitez au maximum l'alimentation industrielle.  

 

Voila les Ami(es) prenez soin de vous et des autres.

 

 

Jean Claude Dosseto Naturopathe Nutritionniste
Phytothérapie/Micro-Nutrition/ Hormono-Nutrition /
Oncologie intégrative
Consultation au cabinet ou à distance
294 Bis Rue Paradis 13008 Marseille
Tel 0641231014

Prise de rendez-vous en ligne : https://www.therapeutes.com/…/jean-claude-dos…/prenez-un-rdv

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